> Présentation des concepts





Bal littéraire

Une histoire à danser debout.
Cinq auteurs se réunissent à l’aube autour d’un litre de café et d’un stock de leurs tubes préférés. Ils composent ensemble une liste
de dix morceaux à faire danser les morts, reprennent un café, et élaborent une fable commune qui prend corps dans le lieu, la ville,
l’humeur ou l’événement du jour. En avalant un bout de pizza, ils se répartissent les épisodes de l’histoire à écrire pour le soir, puis, top
chrono, se mettent chacun à l’oeuvre. Règles du jeu : textes et chansons alternent, chaque texte doit se terminer par le titre du morceau
qui suit.
Le soir, les spectateurs sont en piste, et les auteurs, sous les sunlights, livrent à plusieurs voix cette histoire unique, écrite à dix mains
dans un temps record pour ce Bal Littéraire, qui dure environ une heure trente. Les spectateurs-danseurs sont invités à écouter
sagement chaque texte et à danser follement sur chaque morceau – et pas le contraire ! Contraintes techniques : cinq ou six micros,
une bonne sono sur laquelle brancher deux ordinateurs, un espace pour danser, et… une boule à facettes.

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Body writing

Une performance poétique : écrire la vie des autres sur le corps des autres, ou le théâtre à fleur de peau.
C’est un dialogue des corps et des esprits.
Des couples d’auteurs et de modèles, spectateurs volontaires, font connaissance, s’apprivoisent.
Les modèles se souviennent, se racontent, et le soir venu les auteurs les racontent en public en écrivant, dessinant sur leur corps.
Un acte poétique, un geste artistique, une interrogation vivante des signes, de leur transmission, du regard, de la place des corps, du langage des corps, mais surtout une généreuse complicité entre un auteur et un spectateur.
Poésie éphémère, rituels de l’oubli, noces de papier et de peau, ce sont les spectateurs qui sont les miroirs de l’auteur et qui, l’espace d’une représentation, deviennent les pages de leur propre histoire.

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Cabaret

C’est du cabaret, vivant, chantant, jour de relâche du théâtre et des moeurs, les auteurs s’essayent à des refrains populaires et grinçants.
Jour de relâche, jour de fête, le théâtre se fait cabaret. On sort l’ironie et les rires, la critique et le grinçant, on souffle dans les bronches et les instruments. Le cabaret, pour le plaisir de réinventer cet endroit où les auteurs écrivent sur un coin de table, au milieu de la foule et du bruit, s’essayent aux refrains et aux ballades, le tout avec une furieuse envie du chantant, du populaire et du dérangeant.
L’actualité se déshabille en musique, le pouvoir redescend sur terre, les géants se font tout petit, on se moque du malheur et des bonnes manières, on déconstruit et on met en pièces, on fait voler en éclat nos écritures et nos essais solitaires. C’est du cabaret, c’est vivant, exigeant, on s’y abandonne à l’écriture comme au crime et les mots coulent à flot comme le vin.

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Drames, folies...

Drames, folies et autres histoires arrivées en votre ville.
Voilà comme cela se passe : l’équipe de votre théâtre (acteurs permanents, techniciens passionnés, RP dévoués) rencontre sept habitants (ou sept couples, ou sept familles) de votre ville. Ces habitants racontent un drame, une folie, une histoire qui leur est arrivée en votre ville. Ces rencontres sont filmées puis montées. Un mois plus tard, 7 auteurs débarquent en votre ville. Ils rencontrent
les 7 habitants. De nouveau, les habitants racontent leur histoire. 
Ensuite, les auteurs visitent un haut lieu patrimonial de votre ville (château, jardin des plantes, écuries). Ils rencontrent aussi les sept acteurs (dont deux actrices de la Cie Tire pas la Nappe). 
Forts de ces trois sources d’inspiration, les auteurs se retranchent dans une villa (un chalet, un refuge selon votre situation géographique) et écrivent un court texte. Le lendemain soir, les 7 petits films sont projetés dans le haut lieu patrimonial de votre ville et les 7 acteurs donnent lecture des 7 textes devant la foule des habitants de votre ville.

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Fenêtres avec vue

Un groupe d’auteurs s’inspire de l’actualité pour écrire des textes restitués le soir même.
L’expérience débute en matinée. Un groupe d’auteurs se réunit autour de quotidiens nationaux et régionaux. Après avoir lu les articles, écumé les images, dégagé des titres, ils déterminent un point de départ pour l’écriture d’un texte envisagé comme un rebond sur l’actualité, rebond poétique, dramatique, comique... Chaque auteur doit écrire deux textes qui seront lus le soir même, à une ou plusieurs voix. Des acteurs peuvent compléter le groupe d’auteurs afin d’élaborer ensemble une mise en voix ou en espace des textes
écrits. Fenêtres avec vue, c’est une autre façon de saisir le réel, au jour le jour.

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Le dortoir

Huis clos très ouvert.
La Coopérative d’Ecriture dans son ensemble peut être sollicitée pour cette expérience. Les auteurs se réunissent dans un théâtre pour une durée de 24 heures. On leur a préparé leur lit - près de la billeterie, dans le hall, dans les coulisses de la salle, dans une loge, sur le plateau... Comme dans tous les dortoirs, quand le surveillant ronfle, ils ont droit à toutes les bêtises (boire sous la couette, changer de chambre, écrire sur les murs, séquestrer une ouvreuse, proposer un atelier d’écriture volant à un spectateur qui passe, et puis bon ben écrire quoi). Au sortir de cette traversée du dortoir partagé, ils doivent proposer une lecture à voix haute des textes écrits.

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Le juke box

L’auteur comme un juke box, rempli de son oeuvre complète, et la servant à la demande en morceaux de trois minutes.
L’auteur comme un juke box. Avec son oeuvre complète, qu’elle soit monumentale ou succincte, à portée de main.
Et vous, la clientèle, vous mettez un jeton, histoire de vous dégourdir les oreilles.
Et vous sélectionnez ce qui vous fait envie, vous lui demandez de vous jouer un extrait, une chanson, un combat, un rêve, un duo, une première fois, ce que vous voulez... Et le juke box vous le fait avec ce qu’il a en magasin. Chaque morceau dure entre deux et quatre minutes. Le juke box peut-être composé de plusieurs auteurs. Mais chaque membre de l’assistance n’a droit qu’à un jeton.

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Les mots vagabonds

Un musée éphémère.
Cette expérience peut se dérouler sur une saison entière. Plasticiens (issus d’un collectif ou d’une école d’art) et auteurs de la Coopérative collaborent pour inventer, au coeur d’un espace urbain ou rural, un grand musée à ciel ouvert. Les plasticiens créent des objets sur lesquels les auteurs écrivent des fragments de texte (des thématiques communes peuvent être dégagées afin de trouver
la cohérence entre objets et textes). Le jour de la manifestation, auteurs et plasticiens forment un cortège et disséminent les objets conçus ensemble au coeur de l’espace public. Les passants sont invités à s’emparer de ces oeuvres uniques.

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Les consultations poétiques

Mieux que le marabout, remboursé par la sécu.
Des auteurs et comédiens revêtent une blouse blanche, s’installent dans les cafés, restaurants, bibliothèques, et proposent des consultations poétiques gratuites. Il s’agit de tête à tête d’une durée variable. L’auteur pose une question simple : comment ça va? Mais il la pose vraiment. Et tente de cerner le bobo du jour dont souffre la personne qu’il rencontre. Une fois établi le diagnostic, l’auteur sort de sa malette un texte (poème, nouvelle, extrait de roman...) qui lui semble pouvoir servir de remède contre le bobo décelé. L’auteur offre alors la lecture de ce texte à son patient-auditeur. S’ensuit une conversation usant du poème comme d’un support à la parole
échangée. Pour finir, l’auteur dresse une ordonnance personnalisée dans laquelle il prescrit des remèdes dont lui seul a le secret.

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Nuit du patrimoine

Le patrimoine à découvert.
Cinq auteurs et cinq autres personnes (ferronniers, banquiers, coiffeurs, architectes…) s’immiscent, le temps d’une nuit, dans un lieu patrimonial (château, église, musée…). Ensemble, ils l’explorent, le hantent, carnet en main, afin d’en rapporter des pages arrachées à la pénombre (poèmes, nouvelles, journal…). Ils peuvent y dormir. Ils ont le droit de converser. Ils doivent faire leur possible pour revenir entiers de leur échappée, afin d’en partager le récit, au cours d’une lecture publique. Dix regards singuliers sur un lieu (mé)connu de
tous. Une chasse aux fantômes, dont les spectres sont peut-être les chasseurs.

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Please plant this book

Imaginer à plusieurs un jardin de mots.
En 1968, l’auteur américain Richard Brautigan, romancier et nouvelliste culte, publie un livre-objet singulier intitulé « Please plant this book » : une petite boite contenant 8 sachets de graines. Sur chacun d’entre eux est imprimé un poème d’espérance.
À partir de cette idée, un groupe d’auteurs convie des spectateurs à l’expérience d’un atelier d’écriture, à partir de lectures de textes de Brautigan, autour d’un jardin (public, privé, improvisé...).
Chacun sème graines et poèmes dans la terre du jardin. Et tout le monde veille à la pousse.